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Présenté fin 2025 lors du salon EICMA à Milan, le Zero Motorcycles LS1 marque un tournant historique pour le constructeur californien. Jusqu’ici réputée pour ses motos électriques hautes performances, la marque s’attaque désormais au marché de la mobilité urbaine.

Développé en partenariat avec le constructeur chinois Zongshen, ce nouveau modèle s’inscrit dans une stratégie de diversification après le lancement des motocross XE et XB. Ce scooter électrique vise un public plus large grâce à un positionnement tarifaire bien plus accessible que le reste de la gamme habituelle. Nous avons pu faire un galop d’essai dans les rues de Barcelone ! C’est parti !

Look classique et gabarit compact : les atouts du scooter électrique LS1

Le Zero Motorcycles LS1 adopte un style classique mais bénéficie d’une construction rigoureuse. Ce modèle à plancher plat privilégie l’aspect pratique, ce qui s’avère idéal pour les débutants ou les petits gabarits, et un éclairage 100% LED puissant et des leviers réglables en écartement font partie de la dotation. Côté dimensions, le véhicule mise sur l’agilité avec un empattement de 1 338 mm, une hauteur de selle de seulement 780 mm et un poids contenu de 134 kg.

Développé en partenariat avec le constructeur chinois Zongshen, le LS1 s’inscrit dans une stratégie de diversification de la marque.

Le système keyless permet de garder la clé dans sa poche au moment de mettre le scooter sous tension.

Si vous n’adoptez pas pour une troisième batterie (en option), un casque pourra prendre place sous la selle.

Sur le côté gauche du tablier, un petit vide-poche et une prise USB sont disponibles.

Côté dimensions, le LS1 mise sur l’agilité avec un empattement et un poids contenu.

L’architecture est optimisée grâce à deux batteries lithium-ion amovibles de 1,86 kWh chacune (3,7 kWh au total) et pesant 12,5 kg logées sous le plancher et un moteur électrique central, ce qui permet d’abaisser le centre de gravité. On retrouve des détails pratiques comme un port USB de type A protégé par un capuchon étanche situé dans le vide-poche gauche et un système de démarrage sans clé (keyless). Le coffre peut accueillir un casque jet, à la condition toutefois de ne pas opter pour la troisième batterie optionnelle qui occupe alors cet espace.

Ergonomie et confort : que vaut le Zero Motorcycles LS1 au quotidien ?

Au guidon, la position de conduite est globalement agréable, même si l’épaisseur du plancher nécessaire au stockage des batteries relève légèrement les genoux du pilote. La selle deux places est particulièrement confortable, ce qui permet de compenser une suspension d’origine un peu ferme. Le passager bénéficie quant à lui d’une poignée de maintien pratique et bien intégrée au design global. À noter que notre modèle d’essai était équipé d’un pack baptisé « Commuter Pack » facturé 355 € comprenant un top-case Givi de 34 litres et de son support ainsi qu’une bulle courte assez efficace pour protéger le buste du pilote.

Jusqu’ici réputée pour ses motos électriques, Zero Motorcycles s’attaque au marché de la mobilité urbaine.

L’écran HD de 5 pouces est lisible, mais l’interface manque d’intuitivité.

Sur le commodo gauche nous trouvons un bouton pour activer la marche arrière et celui du régulateur de vitesse.

Le passager bénéficie d’une poignée de maintien pratique et bien intégrée au design global.

Le LS1 est accessible avec un permis A1 ou B complété par une formation de sept heures.

L’instrumentation repose sur un écran TFT de 5 pouces haute définition. Si la lisibilité est satisfaisante, l’interface manque parfois d’intuitivité puisque l’on note une absence totale de connectivité, sans application dédiée ni compatibilité avec un système CarPlay. La navigation dans les menus s’avère parfois fastidieuse, d’autant que certains réglages comme le freinage régénératif ou la luminosité sont inaccessibles en roulant. En revanche, les commandes au guidon rétroéclairées sont irréprochables et facilitent grandement l’utilisation lors de trajets nocturnes. À noter sur le commodo gauche le bouton pour activer la marche arrière et celui du régulateur de vitesse.

Essai routier : performances, autonomie et agilité du Zero LS1

Le moteur de 8,4 kW (11,3 ch) rend ce scooter accessible avec un simple permis A1 ou un permis B complété par une formation de sept heures. En ville, le couple instantané de 51 Nm offre des démarrages vifs, capables de surpasser de nombreux modèles thermiques. Le LS1 propose trois modes de conduite distincts pour s’adapter au trafic. Le mode Eco, conseiller pour une utilisation urbaine, limite la vitesse à 90 km/h pour maximiser l’autonomie, tandis que le mode Normal offre un compromis avec un peu plus d’allonge à 92 km/h et un peu plus de nervosité au démarraga. Enfin, le mode Sport libère toute la puissance pour atteindre une vitesse maximale d’environ 110 km/h au compteur.

En ville, le couple instantané de 51 Nm offre des démarrages vifs.

Les roues de 15 pouces à l’avant et 14 pouces à l’arrière renforcent l’agilité du scooter.

La transmission est confiée à une courroie. Elle est silencieuse et ne demande pas d’entretien.

Côté sécurité, le LS1 profite de la présence d’un ABS Dual Channel efficace.

Il faudra toutefois modérer son enthousiasme en courbe : la béquille centrale frotte rapidement des deux côtés dès que l’angle d’inclinaison augmente.

Peu importe le mode sélectionné, les démarrages et les reprises sont tout aussi vifs. Cette nervosité facilite grandement les insertions sur voies rapides. Les roues de 15 pouces à l’avant et 14 pouces à l’arrière renforcent l’agilité du scooter. Il faudra toutefois modérer son enthousiasme en courbe, car la béquille centrale a tendance à frotter rapidement des deux côtés lors d’angles d’inclinaison prononcés.

Côté sécurité, le LS1 profite de la présence d’un ABS Dual Channel efficace, d’un contrôle de traction et d’une monte pneumatique signée CST Urban Travel qui nous à donné entière satisfaction lors de notre périple espagnole. Le freinage est assuré par des disques flottants efficaces à l’avant comme à l’arrière et la transmission est confiée à une courroie… silencieuse et sans entretien.

L’autonomie réelle en usage principalement urbain avoisine les 110 km avec deux batteries. Il est possible d’ajouter une troisième batterie en option dans le coffre, permettant d’atteindre une autonomie théorique d’environ 170 km. La recharge demande environ 5 heures pour un cycle complet avec le chargeur de 800 W livré de série. Un chargeur de 1 500 W est proposé en option au tarif de 545 €, permettant de recharger le scooter en moins de 3 heures.

Prix et verdict : le Zero Motorcycles LS1 est-il le meilleur choix ?

Le Zero Motorcycles LS1 est proposé au tarif de 5 230 € et bénéficie d’une garantie constructeur de deux ans. Ce positionnement lui permet de devenir une alternative très sérieuse face, par exemple, au Niu NQiX500 ou au Honda CUV e:, certes moins cher (à partir de 3 999€) mais moins polyvalent.

Bien que son interface logicielle soit encore perfectible, ses qualités dynamiques, son équipement complet et son faible coût d’usage en font l’un des scooters électriques urbain idéal pour un usage quotidien. Zero Motorcycles propose un scooter convaincant pour les citadins qui souhaitent abandonner le moteur thermique sans sacrifier la sécurité ni le plaisir de conduite.