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Essai Rieju Nuuk Urban : Rieju se lance dans le grand bain des véhicules électriques

Essai Rieju Nuuk Urban : Rieju se lance dans le grand bain des véhicules électriques

essais

Spécialiste des « mécaboites 50 cm3 », la marque espagnole se lance sur le marché de l’électrique. Avec son design épuré le Rieju Nuuk Urban casse les codes esthétiques du genre et affiche clairement sa différence par rapport à la concurrence.

 En octobre dernier, au Mondial de la Moto 2018, le constructeur catalan présentait le Rieju Nuuk, un deux-roues 100% électrique, mi-scooter, mi-moto, avec un look qui ne passe pas inaperçu. Décliné en trois versions (Urban, Tracker et Cargo) et deux motorisations, c’est le modèle Urban, équivalent 125 cm3, que nous avons essayé dans les rues de Paris.

Délivrant une puissance de 15 chevaux, ce véhicule se classe dans la catégorie 125 cm3 accessible avec un permis auto, plus une formation de 7 heures.

Le tableau de bord 100% numérique, affiche les informations essentielles (mode de conduite, charge batterie, kilométrage restant…)

Équipé de roues en 17 pouces et d’une hauteur de selle de 785 mm, le Nuuk s’adaptera à tous type d’utilisateur.

La selle en deux parties, se transforme en dossier pour le pilote, laissant ainsi la place pour les professionnels, d’installer un caisson de livraison.

Tour d’horizon

Avec son cadre apparent, abritant deux grosses batteries sur les cotés, et ces lignes épurées, le Rieju Nuuk attire le regard des passants. L’optique avant, profite de la technologie Led lui rajoutant une touche de modernité. Une fois à bord, grâce à une hauteur de selle plutôt basse (785 mm), le conducteur peut poser ces deux pieds à plat. Dépourvu de coffre, la selle en deux parties, se transforme en dossier pour le pilote, laissant ainsi la place pour les professionnels, d’installer un caisson de livraison par exemple. Le constructeur propose, d’ailleurs, une version « Cargo » avec deux batteries supplémentaires situés dans des sacoches latérales.

Trois modes de fonctionnement

Le tableau de bord 100% numérique, affiche les informations essentielles (mode de conduite engagé, totalisateur kilométrique partiel et total, autonomie restante, pourcentage de charge des batteries, témoin de surchauffe, horloge) mais reste peu lisible. Le Rieju Nuuk peut compter sur 3 modes de fonctionnement distincts. Le mode « Go » permet de limiter la consommation d’électricité en plafonnant à 65 km/h, le mode « Cruise » permet de rouler jusqu’à 85 km/h et le « Boost » délivre la puissance maximale pour atteindre 115 km/h compteur. Petit plus, une fonction appelée « Crawl » permet d’avancer ou reculer au pas, facilitant ainsi le stationnement.

Moteur Bosch

Suite à une très proche collaboration avec Bosch, Rieju a élaboré le Nuuk avec un moteur d’une puissance maximale de 10,5 Kw (4 Kw pour la version cyclomoteur). Délivrant une puissance de 15 chevaux, ce véhicule se classe dans la catégorie 125 cm3 accessible avec un permis auto, plus une formation de 7 heures. Alimenté et livré avec deux batteries extractibles, de 2,4 kW chacune. Le temps de charge est de 5 heures ou de seulement 2 heures en charge rapide. Il est possible de brancher directement le scooter sur une prise murale, chez vous ou au bureau, grâce au cordon d’alimentation dissimulé sous une petite trappe à l’avant. Le câble est un peu court et nécessite d’utiliser une rallonge. En jouant avec les différents modes, nous avons parcouru environ 80 km en mixant ville et voix rapide. La barre des 120 km annoncée par le constructeur nous semble peu envisageable sauf peut-être en roulant uniquement en mode éco. En revanche, les accélérations sont franches et linéaires permettant, sans problème, de s’extirper du trafic urbain. ­­

Idéal pour ville

Situé sous la selle, et non dans la roue arrière, le groupe moto propulseur permet au Nuuk d’avoir une bonne répartition des masses et évite ainsi une inertie importante lors des manœuvres à basse vitesse. La transmission finale s’effectue par chaîne classique et non par courroie, comme sur la plupart des scooters électriques. Cela implique donc un entretien (tension et graissage) tous les 1000 km. Reposant sur de grandes roues de 17 pouces, une fourche inversée, et profitant de suspensions efficaces, le Nuuk absorbe les chocs sans sourciller et brille par sa précision et sa maniabilité. Les pneus, à gommes dures, offre un grip rassurant mais attention toutefois sur les revêtements rendus gras et glissants. Le Rieju fait appel à un freinage couplé AV/AR mais ne dispose pas de système ABS. Rappelons que la législation impose, pour les 125 cm3 ou les équivalents, soit l’un, soit l’autre. Cela dit, la puissance diffusée reste largement suffisante pour stopper les 130 kg de l’engin.

Facile à prendre en main, le Nuuk se faufile sans problème dans les zones urbaines très dense.

Pour la partie cycle Rieju Nuuk dispose d’une fourche inversée de 41 mm qui contribue très efficacement au comportement du Nuuk.

Avec son cadre apparent, abritant deux grosses batteries sur les cotés, et ces lignes épurées, le Rieju Nuuk attire le regard des passants.

Le Rieju Nuuk dispose de trois modes de fonctionnement. Un mode éco, un mode intermédiaire et un mode « boost ».

Conclusion

Affiché à 6 999 €, avant bonus, le Rieju Nuuk Urban peut se démarquer de la concurrence du à son look décalé. Facile à prendre en main et très ludique, il sera satisfaire les utilisateurs en milieu urbain, grâce notamment à son agilité, sa maniabilité et son autonomie. Mais à ce tarif là, nous aurions aimé avoir un freinage ABS et une finition un peu plus soignée. Précisons que la version 4 kW (5 ch équivalent 50 cm3 sans permis) est à 5 999 €.